découverte

L’Art d’être grand père
(ou le sourire de Jeanne)

Théâtre L’Hermine

Mardi 25 janvier 2022 à 20h30

découverte – Théâtre

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Hugo/Drouot …. Drouot/Hugo, deux hommes, deux grands hommes de la littérature et de l’interprétation. Et même s’il ne faut pas vraiment les comparer, leur ressemblance est troublante, presque au même âge ! Mimétisme de la part d’un comédien hors normes ou simplement une égale tendresse au temps qui passe ?

Avec « l’Art d’être grand père » Jean-Claude Drouot nous dit simplement qu’il faut aimer ses petits-enfants et, en véritable passeur, il nous emmène encore très loin dans l’amour qu’il a des textes et des mots.

« Victor Hugo, lors des années qui suivent son retour d’exil, se déclare « vieux, faible et vaincu ». Forfait, il jette les armes.
Dans le déluge des malheurs familiaux qui le frappent de 1868 à 1873, la mort de sa femme, Adèle Hugo, les disparitions prématurées de ses deux fils, Charles et François-Victor, et celle, blessure toujours vive, de son aînée Léopoldine, en 1843, auxquels s’ajoute en 1872 la démence déclarée de sa cadette, Adèle, le sort assaille sans pitié la forteresse Hugo.
De plus, devant les méfaits et le chaos de « l’Année Terrible », celui de la Commune, le dégoût du vieil homme est absolu.
Dès lors, Victor Hugo s’agrippe à son ultime bouée de survie : Georges et Jeanne, ses petits-enfants, orphelins de son fils Charles.
Il cède à la tentation du désert. Guernesey est un asile nécessaire, il y retourne mais il ne s’isole pas. Il demeure sur la terre où nous sommes, notre terre !
Fidèle à sa conscience, il a déserté le camp des vainqueurs. C’est en patriarche que mènent les enfants qu’il étudie « deux gouffres, Dieu et l’Enfance, le tremblant Nouveau-né et le Créateur flagrant, la même chose au fond ! »
Il devient le chantre ébahi, ébloui par les gazouillis de l’Innocence.
L’Art d’être Grand-Père, son dernier recueil édité en 1877, nous invite à ne pas égarer en nous l’immense besoin d’étonnement de l’enfant.
HUGO VICTOR SED VICTUS est devenu un bonhomme rêveur. Il a fendu l’armure. Lui reste sa prodigieuse écriture, celle du vaincu aussi belle, neuve et riche en pensée que celle de l’ancien vainqueur.
Devenu « l’aïeul » à mon tour et plein d’admiration pour l’audace des derniers textes de l’immense poète, j’ose, dans Le sourire de Jeanne, vouloir visiter et   incarner cette parole intérieure de Victor Hugo, son sourire heureux dans son recueillement et sa Contemplation. » Jean-Claude Drouot

« Hugo/Drouot, deux grands hommes de la littérature et du théâtre. Leur ressemblance est troublante, presque au même âge ! » Theatreonline

Le fabuleux comédien, à l’éclectisme déroutant s’est ouvert à tous et à tout. Il est Oreste, Alceste, le Roi Lear, Ruy Blas ou Cyrano ; interprète Sartre, Genet, Beckett, Néruda, Arabal… Il adapte à la scène les derniers poèmes de Victor Hugo : « L’Art d’être grand père », une création originale, saisissante d’humanité, vécue comme un partage vivant avec ses contemporains. »  La Dépêche

Conseillé aux scolaires et jeunes
à partir de 13 ans

Tarifs Réservation

A partir du
1er septembre 2021
Tarif Découverte
normal 21 €
réduit 18 €
jeune 11 €

Voir le détail du tarif

Durée 1h20

Texte
Victor Hugo
Adaptation et interprétation
Jean-Claude Drouot
Pauline Susini
Avec
Cristiana Reali et Noémie Develay-Ressiguier,
en alternance avec Pauline Susini

Production
Un spectacle présenté par
la Compagnie Jean-Claude Drouot / Sea Art

Photos
© DR